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Un déplacement professionnel ne doit pas vous faire oublier quelques règles élémentaires avant le départ, pour voyager sans stress et sans danger.

 

Vérifiez vos papiers

La carte nationale d’identité suffit à voyager partout dans l’Union européenne. Attention : contrairement à l’idée admise, il n’est pas possible de voyager sur le Vieux Continent avec une carte nationale périmée ! A noter que depuis le 1er janvier 2014, la durée de validité a été prolongée de dix à quinze ans. Une carte émise avant cette date peut donc être périmée sur le papier, mais toujours valable dans les faits. Pour autant, cette situation est parfois source de conflit lors du contrôle d’immigration (notamment au retour). Le passeport reste le meilleur remède ! En dehors de l’Europe, il est obligatoire. Délivré pour dix ans, il oblige lui aussi à rester vigilant. Certains pays exigent en effet qu’il soit encore valable au moins trois mois, voire six, avant la fin du voyage. En clair, passé 9 ans, pensez à le renouveler.

 N’oubliez pas les visas !

Le passeport français permet de voyager sans visa dans un grand nombre de pays. Il reste néanmoins parfois nécessaire de passer par cette formalité. Certains pays (Cambodge, Colombie, Cuba, République dominicaine…) délivrent un visa ou une carte de tourisme à l’arrivée. D’autres ont institué une autorisation de voyage électronique (Etats-Unis, Canada, Australie) délivré via internet quelques jours avant le départ. Mais pour nombre de pays africains, asiatiques ou la Russie, un visa classique est nécessaire (comptez plusieurs dizaines d’euros), délivré par l’ambassade ou le consulat. La liste des pays exigeant un visa est disponible sur le site du ministère des affaires étrangères (www.diplomatie.gouv.fr). A noter que les « grands voyageurs » peuvent exceptionnellement détenir deux passeports, lorsque leurs voyages professionnels sont rapprochés.

Anticipez vos démarches

N’attendez pas le dernier moment ! Il faut une à deux semaines pour obtenir un visa, même si une délivrance en urgence est souvent possible (moyennant finance). La démarche peut aussi se faire par courrier mais prend plus de temps ; ou via des agences spécialisées comme Action Visas, qui facturent alors des frais de service, de 30 à 50 €. Enfin, n’oubliez pas les « incompatibilités d’humeur » entre pays. En Israël, demandez au policier de tamponner une feuille libre plutôt que votre passeport pour éviter d’être ensuite refoulé dans certains pays arabes.  Et si vous détenez un visa iranien, vous ne pourrez plus vous rendre aux Etats-Unis, sauf à demander ensuite un visa américain, toujours fastidieux à obtenir…

 Prenez soin de vous !

La santé reste l’affaire de chacun. Consultez les informations sanitaires avant le départ, sur le site du ministère des affaires étrangères ou de l’Institut Pasteur (www.pasteur.fr). Au-delà des vaccins usuels (comme le DTP), ceux contre la fièvre typhoïde, la méningite et les hépatites peuvent être utiles. La preuve de la vaccination contre la fièvre jaune est requise pour entrer dans certains pays d’Afrique et d’Amérique intertropicale. Il convient aussi d’être attentif au paludisme et aux maladies transmises par les moustiques, comme la dengue et le chikungunya. Les répulsifs anti-moustiques constituent une première barrière. Protégez-vous avec des vêtements couvrants à la tombée du jour. Enfin, des traitements préventifs permettent de limiter les risques de paludisme.

Choisissez la bonne assurance

Gare aux frais de santé à l’étranger, qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros pour une hospitalisation, par exemple aux Etats-Unis. Selon l’article L.4121-1 du Code du travail, l’employeur doit prendre soin de la santé des collaborateurs lors de leurs déplacements professionnels. Les compagnies d’assurances proposent des contrats couvrant l’ensemble des salariés. Demandez le numéro de la police d’assurance avant le départ au service RH et le n° de téléphone à contacter en cas d’urgence. Les professions libérales et les indépendants peuvent opter pour des contrats individuels annuels (150 à 200 €) ou des assurances à la mission dont les prix varient selon la destination…

 

 

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