0 commentaire(s) | 81 vues

La reprise semble s’installer durablement dans le voyage d’affaires. Les entreprises investissent de plus en plus dans les déplacements professionnels et prennent davantage en compte l’expérience voyageur. Mais elles n’en oublient pas pour autant de garder un œil attentif sur les coûts…

Avec une hausse des dépenses de 3,15 % en 2017 au niveau européen et de 1,8 % en France, le marché du voyage d’affaires est très optimiste. Selon le baromètre européen du voyage d’affaires publié en mars dernier par American Express Global Business Travel (GBT), les dépenses des entreprises ont même été, l’an dernier, supérieures aux prévisions réalisées fin 2016, qui tablaient sur une croissance de 2,5%. Elles continueront leur ascension en 2018 avec une hausse estimée à 3,4%.

Mesurer la satisfaction

Cette tendance positive signifie-t-elle que les entreprises ont assoupli leur politique voyages ? D’après une étude d’Egencia publiée début mai et recensant les tendances en matière de politique aérienne exprimées par les voyageurs, l’intérêt des entreprises pour l’amélioration de la satisfaction des voyageurs, la productivité et la rétention des talents alimente de plus en plus des tendances guidant la définition des politiques voyages dans le monde entier. La mesure de la satisfaction comme élément de construction de la politique voyage tient également une place de choix : 56% des entreprises mesurent la satisfaction des voyageurs et 32% indiquent faire évoluer leur politique en conséquence, selon le baromètre d’American Express (GBT).

Malgré tout, l’optimisation, l’analyse et la surveillance des dépenses restent encore des critères essentiels et au cœur de la politique voyage des entreprises. Cette vigilance est particulièrement due à deux facteurs : les sociétés disposent aujourd’hui d’un meilleur équipement en termes d’outils de réservation et de suivi des dépenses, et les offres concurrentielles dans l’hôtellerie, les frais de route (VTC, parking, covoiturage…) et dans la restauration (solution de réservation et paiement) se multiplient.

En conséquence, les entreprises déclarent être de plus en plus attentives à ce type de dépenses : elles sont cette année 61% (+7%) à surveiller de près les coûts liés à l’hôtellerie, 42% (+9 %) à être plus attentives aux frais de taxi et de parking et 39% à davantage contrôler les frais de restauration (+9%). Le MICE fait également l’objet d’une surveillance accrue de + 14%.

Mieux définir les priorités

Cependant, si cette notion de rationalisation des dépenses et de contrôle des coûts était hégémonique il y a encore quelques années, elle se combine désormais avec d’autres priorités : la sécurité des voyageurs, la gestion des risques, le support client …

Par ailleurs, plus de la moitié des entreprises (55% contre 48% l’an dernier) semble penser avoir atteint un seuil dans l’optimisation de leurs dépenses voyages, notamment du côté des PME (62%). On remarque également que l’augmentation de la prise en considération du confort et de l’efficacité des voyageurs durant leurs déplacements deviennent un levier de réduction des dépenses. Cette évolution constitue une nouveauté dans un marché qui concentrait historiquement la majorité de ses actions sur la réduction des coûts directs. Optimiser les coûts n’est donc plus simplement synonyme de les réduire.

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *