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Élément essentiel des compagnies aériennes, notamment pour séduire les voyageurs d’affaires, les programmes des fidélités subissent des modifications majeures depuis quelques années. Voici ce qu’il faut savoir pour (encore) en profiter…

 

1 – De nouveaux barèmes pour cumuler des points

Progressivement, dans le sillage des compagnies américaines, le gain de points (ou de miles) évolue. Au système historique qui voyait l’attribution en fonction de la distance parcourue, pondérée par la classe de réservation, se substitue désormais un système basé sur le prix du billet. Dernières à avoir franchies le pas, Lufthsansa (depuis mars) et Air France/KLM et son programme de fidélité Flying Blue, toiletté depuis le 1er avril. Ses membres reçoivent désormais de 4 à 8 miles par euro dépensé, selon leur statut (Explorer, Silver, Gold et Platinium). A noter que cette évolution permet aux compagnies aériennes de distribuer désormais aussi des points pour l’achat de services additionnels (siège plus confortable, franchise bagage…), devenus l’un des éléments stratégiques des transporteurs pour améliorer leurs revenus. N’oubliez pas qu’il est également possible de cumuler des points en réservant des locations de voiture, des nuitées hôtelières et ou effectuant des achats auprès de partenaires.

 

2 – Plus de choix pour dépenser ses miles

Gagner des miles, c’est bien ; pouvoir les dépenser, c’est mieux ! Le premier réflexe est de les convertir en billets d’avion, mais il est aussi possible d’acheter des nuits d’hôtels ou désormais des milliers d’articles variés via les boutiques en ligne développées par les transporteurs (Flying Blue Store chez Air France). Si les compagnies ont durci leurs règles ces dernières années pour bénéficier de « billets primes », quelques souplesses récemment mises en place permettent néanmoins de se faire plaisir. Il vous manque des miles pour réserver un vol vers la destination de vos rêves ? Vous pouvez acheter les miles manquants ou payer partiellement votre « billet prime » en devises (jusqu’à 25 % du prix total chez Air France/KLM). A défaut, vos miles peuvent aussi servir à régler un aller simple, un sur-classement, ou simplement réserver un siège plus confortable ou accéder aux salons d’aéroport.

 

3 – Des restrictions qui varient selon les transporteurs

Le montant cumulé des miles atteint des dizaines de milliards d’euros, de quoi ruiner les compagnies si tout le monde les utilisait en même temps ! Les compagnies ont trouvé la riposte. La durée de vie des miles est de plus en plus souvent limitée, généralement entre un et trois ans. Soyez attentif, les conditions diffèrent selon les transporteurs. Finnair vient par exemple de modifier ses règles. Les miles gagnés restent valables sans limite de durée uniquement si vous accumulez de nouveaux points tous les 18 mois. Chez Air France, les miles sont valables à vie à condition d’acheter un vol tous les deux ans. Autre difficulté: le stock de billets « gratuits » autorisés sur chaque vol (selon une règle propre à chaque transporteur). Bonne nouvelle : Air France permet désormais la réservation jusqu’au dernier siège. De son côté, Cathay Pacific a annoncé une hausse de 20% du nombre de billets disponibles. Enfin, attention aux taxes, qui doivent toujours être réglées, même pour un billet prime. Il est parfois plus économique d’acheter un billet moyen courrier sur une low cost que d’utiliser ses miles…

 

4 – Et maintenant, les low cost !

Les low cost ont longtemps refusé les programmes de fidélité, incompatibles avec leur modèle économique affirmaient-elles. La convergence entre les compagnies « traditionnelles » et à bas prix ont poussé ces dernières à revoir leurs stratégie. C’est le cas pour Vueling, Eurowings ou Transavia, respectivement détenues par British Airways/Iberia, Lufthansa et Air France/KLM, qui proposent dorénavant des passerelles avec les programmes de fidélité de leur maison mère. Il est par exemple possible de cumuler des points en volant sur Air France et de les dépenser sur Transavia, et vice-versa. Les « low cost » isolées ne sont pas en reste, mais avec des concepts différents. Chez Easyjet, le Flight Club donne accès à des avantages clients (service dédié, flexibilité pour modifier un billet…). Le club My Ryanair propose des réductions ou la possibilité de gagner un vol gratuit pour douze effectués. Enfin, chez Volotea, le nouveau programme Megavolotea permet de bénéficier de réductions, sur les vols et les options à bord.

 

 

 

 

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