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Si les impératifs professionnels sont les mêmes, les voyageuses d’affaires n’ont pas tout à fait les mêmes comportements et besoins que les hommes. Revue de détails des différences, minimes…

Qui sont les voyageuses d’affaires ?

Pendant longtemps, on a parlé d’hommes d’affaires pour évoquer les déplacements professionnels, en oubliant que de nombreuses femmes partaient également chaque année en mission. Selon les chiffres de l’Insee, elles représentent désormais 35% de la clientèle business. Et le nombre grandissant de femmes à des postes de responsabilité – même si on est encore loin de la parité – se traduit par une augmentation des déplacements. Aujourd’hui, 22% des femmes actives affirment voyager régulièrement dans le cadre de leur travail selon une récente étude réalisée par les aparthôtels Adagio, avec majoritairement des courts séjours (73% de séjours de moins de 4 jours) en France et en Europe.  Les déplacements sont particulièrement nombreux dans les métiers de conseils, du commerce et de la santé. Plus qu’une contrainte, le voyage dans le cadre du travail est considéré comme un « plus ». Une étude d’HRS Global Hôtels solutions réalisée à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes rappelle que pour 40% des femmes, les déplacements professionnels sont perçus comme un moment agréable, contre seulement 25% pour les hommes. Presque une femme sur deux affirme même que les opportunités de mobilité ont joué un rôle important dans le choix de leur poste.

Comment réservent les femmes ?

On dit les femmes plus prévoyantes… Et c’est vrai ! Parfois contraintes par l’organisation de leur vie familiale, elles réservent en moyenne un avion 1,9 jour plus tôt que les hommes. La différence peut paraître dérisoire mais elle se traduit au final par des économies chiffrées à environ 2%. Même tendance pour les voyages ferroviaires selon une étude réalisée par Concur et Trainline. 27% des femmes réservent leurs billets de train plus de 14 jours à l’avance, contre 19% pour les hommes. Et pas question d’attendre le dernier moment : elles sont moins de 5% à acheter un billet le jour J, un chiffre qui grimpe à 20% pour les voyageurs masculins. A noter que les femmes utilisent davantage les canaux préconisés par l‘entreprise et sont plus attachées à réserver via un ordinateur qu’une application mobile. Les hommes semblent plus enclins à tester de nouveaux outils, ne serait-ce que pour se « vanter » de les utiliser ! Quelques  différences existent aussi pour le choix de l’hôtel. Un tiers des voyageuses appréhendent des problèmes de sécurité et intègrent ce risque en préférant un hébergement en cœur de ville; un élément à prendre en compte par l’entreprise lors de l’élaboration de sa politique voyage. International SOS a récemment publié un module d’e-learning dédié à la sécurité des femmes en déplacement avec des conseils de bon sens. Car 50% des incidents sont liés à des harcèlements et 30% concernent  des vols de sac à main.

Qu’attendent les femmes lors de leur voyage ?

Au-delà de la sécurité, le confort du voyage – et notamment celui de l’hôtel – est important. Certains établissements jouent clairement la carte « femmes friendly », à l’instar des M Gallery (Accorhôtels). La chaîne a mis en place le programme «Inspired by her » pour faciliter la vie de ses clientes sans pour autant que les hommes se sentent exclus, avec de multiples attentions : miroirs grossissants pour le maquillage, peignoirs en taille S, possibilité de choisir l’emplacement de sa chambre et d’éviter les rez-de-chaussée, kits de dépannage incluant du démaquillant ou des barrettes… Le dîner (seul) au restaurant est également parfois mal vécu, plus par les femmes qui craignent parfois les «harcèlements». Les aparthôtels comme Adagio, avec leurs kitchenettes où il est possible de réchauffer un plat cuisiné, répondent à cette angoisse. Dans les aéroports, les salons d’attente ont aussi pris en compte les besoins des voyageuses, à travers des salons de beauté, de massage ou des bars à ongle.  Enfin, selon une enquête réalisée par le portail hôtelier HRS, les femmes sont adeptes du « bleisure » (contraction de « business » et « pleasure »). 46% affirment être sensible à la possibilité de prolonger un déplacement professionnel par un week-end de détente, contre seulement 31,5% pour les hommes. C’est encore plus vrai pour la jeune génération : 86% des voyageuses d’affaires de moins de 35 ans disent vouloir coupler  travail et loisirs…

 

 

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