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De la hausse des prix aux nouvelles technologies, focus sur les bonnes et les mauvaises surprises qui feront le quotidien des voyageurs d’affaires… et des entreprises.

Les prix s’emballent

Tous les experts prédisent une hausse des prix des déplacements professionnels, de 2 à 4% (et même parfois 7%) selon les études. La « faute » à la reprise économique (+1,9% en France en 2017), qui se confirme en 2018 et stimule la demande. Dans le transport aérien, la concurrence entretenue par les low cost et l’augmentation des capacités devrait permettre de contenir la hausse. L’envolée des prix pourrait en revanche dépasser les 5% dans l’hôtellerie. Avec la forte demande touristique, les hôtels font le plein et sont moins enclins à négocier le prix des chambres.

 Les suppléments se généralisent

Selon le cabinet IdeaWorksCompany, les transporteurs ont facturé 70 milliards d’euros de « frais ancillaires » – comprenez de suppléments (bagages, repas…) – en 2017 (+22% vs 2016). Et ce n’est qu’un début ! Pour apparaître compétitives face aux low cost dans les comparateurs, les compagnies poursuivent le déshabillage de leurs tarifs. Exemple : des tarifs… sans bagage. Les hôteliers entrent à leur tour dans la danse (petits déjeuners en option, hausse du prix des parkings…), tout en durcissant leurs conditions d’annulation.

Le voyage devient flexible

Les voyageurs d’affaires sont de plus enclins à réserver leurs déplacements en dehors des canaux imposés par leurs entreprises ; notamment pour dénicher un produit répondant mieux à leurs attentes. Près de 30% des billets d’avion et 50% des hôtels seraient ainsi réservés hors des canaux « officiels ». Conséquences : des difficultés de reporting, des dérapages budgétaires et des problèmes de sécurité. Plutôt que l’interdire, le défi est d’encadrer cette pratique de l’ «open booking» à travers une politique voyage plus flexible prenant en compte les aspirations de chacun ; en intégrant par exemple de nouveaux fournisseurs (Booking.com, Airbnb…).

 La digitalisation facilite le quotidien

Et s’il suffisait d’indiquer le lieu et la date d’un déplacement dans une application pour qu’elle s’occupe de tout, de la réservation du bon siège dans l’avion à celle du restaurant pour le dîner, en fonction de vos préférences ? Avec l’intelligence artificielle, cet assistant virtuel capable d’auto-apprentissage sera réalité dans un avenir proche ! En attendant, chatbots (agent de voyage virtuel), balises de géo-localisation (beacons) dans les aéroports, enregistrement via mobile à l’hôtel ou paiement virtuel facilitent déjà l’expérience d’un voyageur d’affaires ultra-connecté; et le rend, in fine, plus productif !

 Le bleisure prend ses marques

Agrémenter un voyage d’affaires d’un peu de tourisme n’est pas nouveau… Mais les « Millennials » (18/35 ans) sont particulièrement friands du « bleisure », la contraction de « business et leisure ». Les entreprises prennent de plus en plus en compte le bien-être de leurs salariés et tolèrent la pratique. Difficile à chiffrer (un voyageur sur deux selon une récente étude de Booking.com Business), cette évolution oblige à repenser la politique voyage. Quand s’arrête la mission ? Qui paie la nuitée supplémentaire d’un séjour se prolongeant le week-end ? Autant de points à préciser avant le départ pour éviter les conflits.

 

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